Sahara: l’Amérique de Biden appelée à plus d’implication

Après le soutien infaillible de l’administration Trump à l’intégrité territoriale du Maroc, le département d’Etat américain sous Biden se montre un peu plus circonspect, en témoigne la dernière réunion du Conseil de sécurité sur la question. Mohamed Salah Tamek monte au créneau. 

L’ancien cheikh d’identification, Mohamed Salah Tamek, a critiqué le silence des États-Unis devant les actions qu’engagent le Polisario et l’Algérie pour mettre en péril la paix dans la région du Sahara.

“Comment pourraient-ils (États-Unis) alors garder le silence devant les actions qu’engagent le Polisario et l’Algérie pour mettre en péril la paix dans la région ? Comment pourraient-ils tenir une telle attitude après la reconnaissance par l’administration Trump de la souveraineté du Maroc sur le Sahara ?”, s’interroge Tamek dans un article publié sur le site d’information “Quid.ma” sous le titre “La dernière réunion du Conseil de sécurité et la position décevante des États-Unis”.

“Il est grand temps que les États-Unis admettent leur part de responsabilité dans les problèmes auxquels se trouve confronté le Maroc en ce qui concerne le conflit du Sahara”, a écrit le natif du Sahara marocain, en réaction à la réunion semestrielle de consultations du Conseil de Sécurité des Nations-Unies sur le Sahara marocain, tenue mercredi à huis clos.

Le rôle joué par les États-Unis d’Amérique dans les tractations au sujet du conflit du Sahara lors de cette réunion du Conseil de sécurité “n’a pas été à la hauteur comme on l’aurait logiquement et légitimement souhaité, d’autant plus que ce grand pays a tout récemment reconnu avec beaucoup de courage et de clairvoyance la marocanité du Sahara”, a-t-il souligné.

En effet, relève Tamek dans cet interview, “on s’attendait de la part des États-Unis à une prise de position beaucoup plus engagée et mieux adaptée à la nouvelle conjoncture”, faisant observer que les États-Unis “n’ont pas réagi de la manière requise à l’attitude belliqueuse de l’Algérie et du Polisario, ni aux évènements qu’ils ont provoqués à Guergarate, ni à l’attitude extrémiste de la Russie envers la reconnaissance américaine de la souveraineté marocaine sur le Sahara, ni encore au blocage par les autres parties de la nomination d’un nouvel Envoyé Personnel du Secrétaire Général des Nations Unies”.

“Il est donc décevant qu’au lieu d’encourager la résolution du conflit, les États-Unis cherchent en fait à le pérenniser”, déplore-t-il, rappelant à cet égard “le parti pris à peine caché” des anciens Envoyés Personnels du Secrétaire Général des Nations Unies, tous deux de nationalité américaine, “James Baker avec ses différents plans stériles et Christopher Ross avec ses incessantes manœuvres dilatoires, en faveur des autres parties”.

Par ailleurs, Tamek s’attarde sur l’hospitalisation en Espagne du prétendu président de la pseudo-république sahraouie, Brahim Ghali, sous une fausse identité, à l’initiative de “deux pays souverains, l’Espagne et l’Algérie, cherchant ainsi à lui éviter d’être poursuivi par ses victimes pour des crimes de viol et autres et reconnaissant par la même que cette prétendue république n’est qu’une entité fictive entretenue par la junte militaire algérienne”.

“Il n’en demeure pas moins scandaleux qu’un pays aussi puissant militairement que les États-Unis, capable de détecter les moindres activités suspectes menées par des séparatistes dans la région, traite un État voyou comme l’Algérie et ses protégés mercenaires du Polisario – qui harcèlent leurs pays voisins, à savoir la Libye, la Tunisie, le Mali et la Mauritanie – sur le même pied d’égalité qu’un allié de longue date comme le Maroc”, a conclu Tamek.

Avec MAP