Affaire pegasus: un “pshitt” médiatique au service de Soros

Alors que le contre-espionnage est une réalité quotidienne des services de renseignements mondiaux, la supposée fuite de données de la société israélienne NSO, via son logiciel Pegasus, ciblant particulièrement le Maroc, qui aurait commandité l’espionnage de personnalités politiques étrangères et marocaines, intrigue par son timing et son sens de la coordination médiatique. Derrière ces “révélations”, un “réseau de journalistes”, Forbidden Stories (histoires interdites, en VF). Celui-ci, financé par la philanthropie internationale, cible particulièrement l’Etat marocain,  soupçonné de virage illibéral et effectue une opération de communication savamment orchestrée. 

C’est désormais “l’affaire Pegasus”. Des révélations publiées par plusieurs médias internationaux accusent, entre autres, le Maroc, d’espionner des personnalités politiques et médiatiques européennes et marocaines.  A l’image d’une mauvaise drama hollywoodienne, l’on nous présente cela comme une “investigation journalistique de grande ampleur”, tandis qu’il s’agit de simples fuites ordonnées, si tant est qu’elles soient vraies. 

En effet, au lendemain du matraquage médiatique, les autorités marocaines ont rejeté catégoriquement ces révélations, demandant des preuves tangibles. Selon le communiqué, condamne “vigoureusement la persistante campagne médiatique mensongère, massive et malveillante, évoquant une prétendue infiltration des appareils téléphoniques de plusieurs personnalités publiques nationales et étrangères à travers un logiciel informatique”. Le Maroc “met au défi leurs colporteurs dont Amnesty International et le consortium « forbidden stories , ainsi que leurs soutiens et protégés de fournir la moindre preuve tangible et matérielle, en appui à leurs récits surréalistes”.  Pire encore, l’État dit “opter pour une démarche judiciaire, au Maroc et à l’international contre toute partie reprenant à son compte ces allégations fallacieuses, conclut le communiqué du gouvernement”. D’ailleurs, selon Bernard Squarcini, ancien responsable des services de renseignements intérieurs en France ne croit « pas trop » que le Maroc soit à l’origine de l’affaire #Pegasus : « C’est trop facile (…) le Maroc est un partenaire, il est adossé à d’autres grands pays, d’autres grandes puissances avec lesquelles il coopère ». 

Qui est derrière donc ce “réseau de journaliste” dont les principales cibles sont ce que les tenants de la société ouverte appellent des « démocraties illibérales” (Hongrie, Inde et Maroc principalement).  Selon son site Internet, « Forbidden Stories garantit que les journalistes menacés peuvent sécuriser leurs informations. « Nous leur offrons la possibilité de déposer leurs informations sensibles dans l’un de nos canaux de communication sécurisés. Si quelque chose leur arrive, nous assurons la survie de leurs histoires, au-delà des frontières, au-delà des gouvernements, au-delà de la censure »,peut-on lire.

Un simple coup d’œil sur les donneurs de fonds de FS est révélateur.  L’un des donateurs de FS est Limelight Foundation (LF). Une fondation qui finance de nombreuses organisations. La plus importante est Bellingcat, une initiative médiatique qui produit de la propagande visant à légitimer la guerre illégale de l’Occident contre la Syrie.

Bellingcat a des liens étroits avec l’OTAN, comme le rapporte The Grayzone, et a coopéré avec les efforts du Royaume-Uni pour « affaiblir la Russie ». En outre, il reçoit également des subventions du National Endowment for Democracy, qui à son tour est un projet financé par le gouvernement américain.

Un autre donateur de FS est Luminate, fondé par le groupe Omidyar en 2018. Le plan stratégique de Luminate pour 2018-2022 mentionne que « des démocraties non libérales sont en train d’émerger », « L’espace civique se rétrécit et la société civile est attaquée », « Rising populism crée des ruptures dans la politique des partis historiques », « Les perspectives insulaires et nationalistes résonnent avec plus de gens » et « Les communautés deviennent plus polarisées, entre autres.

Ainsi, depuis 2016, et en rejoignant le camp souverainiste, le Maroc devient une cible privilégiée de ces réseaux, dont le cœur battant est la caisse de résonance demeure l’Open Society de Georges Soros qui se trouve être le principal donateur de Forbidden Stories. 

Selon le juriste Grégor Puppinck, cette organisation est d’inspiration ultralibérale, qui veut dire « société ouverte ». Ce modèle de société est promu comme étant totalement déraciné, désaffilié et sans frontière. Elle fait donc la promotion de toutes les libertés libertaires et abolitions des frontières. En Occident, ce modèle de société est bien connu. Elle est promue par cette organisation à coups de milliards. Grâce à sa fortune et à différentes subventions, l’Open Society est parvenue à tisser un réseau gigantesque d’organisations qu’elle finance à travers l’Europe et à travers le monde. 

L’Open Society, principal mécène de ces organisations, est devenue un réseau d’influence considérable. On a du mal à mesurer son étendue et à connaître précisément l’étendue de ses actions. Ces dernières sont en cause dans les révolutions de couleur, en Europe centrale et dans des campagnes contre le Brexit en Angleterre ou pour l’avortement en Irlande. Cette organisation a parfaitement compris le monde globalisé et médiatisé. Elle veut agir sur les peuples par le biais des instances supranationales.

Cette opération de déstabilisation a été confirmée par le sénateur français Christian Cambon. Pour lui, le Maroc fait l’objet de “campagnes de presse de dénigrement” avec pour objectif de le “déstabiliser”. “Quant on porte des accusations, il faut en assumer les preuves”, a-t-il lancé dans une déclaration à des médias, soulignant que “les instigateurs de ces campagnes médiatiques de dénigrement cherchent avant tout à ternir l’image du Maroc”, car “la réussite du Royaume par rapport à d’autres voisins fait tâche, crée des jalousies”.