Ukraine: Macron mime Biden, demande des sanctions supplémentaires

Alors que le gouvernement de Kiev entreprend un sabotage en règle des accords de Minsk en menant des opérations au Donbass, le camp occidental accuse la Russie d’expansionnisme. Après le président américain, c’est Emmanuel Macron qui prend le relais. 

« Nous devons définir de claires lignes rouges avec la Russie », a affirmé le président français Emmanuel Macron, se disant prêt à des sanctions en cas de « comportement inacceptable » dans un extrait d’interview à la chaîne américaine CBS diffusé samedi.

« Je pense qu’après un comportement inacceptable, en effet, nous devons sanctionner », a répondu le président Macron, questionné sur la possibilité de mesures contre Moscou en cas d’invasion, au moment où les troupes russes sont de plus en plus nombreuses à la frontière ukrainienne.

Tout en affirmant que les sanctions seules « ne sont pas suffisantes » et qu’un « dialogue constructif » est préférable, Emmanuel Macron a assuré qu’elles constituent « la seule façon d’être crédible ».

« Nous avons besoin d’un dialogue franc et ouvert avec la Russie », a-t-il ajouté. 

Pour rappel, et ce depuis le 16 avril, l’armée ukrainienne bombarde de nouveau la RPD (République Populaire de Donetsk) avec de l’artillerie de 122 mm, mais aussi des obus de mortier, et d’autres armes. Ces tirs ont tué un civil de 56 ans à Donetsk, et endommagé plusieurs habitations.

Deux mois après la dernière utilisation par l’armée ukrainienne de l’artillerie de 122 mm contre le territoire de la RPD, les soldats ukrainiens l’ont de nouveau utilisée contre les zones résidentielles de la République, et en particulier contre la périphérie nord de Donetsk.

Le 14 avril au soir, l’armée ukrainienne tire sur la périphérie nord de Donetsk depuis ses positions situées près d’Opytnoye, avec ce que le CCCC (Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu) considère d’abord comme des obus de mortier de 120 mm.

La Russie est accusée d’avoir déployé des dizaines de milliers de soldats près de sa frontière avec l’Ukraine et en Crimée, péninsule annexée par Moscou en 2014, et les combats, quasiment à l’arrêt depuis une trêve conclue à l’été 2020, ont récemment repris.

Jeudi, le président américain Joe Biden a annoncé une série de sanctions financières sévères contre la Russie, et l’expulsion de dix diplomates russes, tout en renouvelant sa proposition d’un sommet avec Vladimir Poutine.