Ukraine: la Russie répond aux provocations de l’administration Biden

Alors que l’armée ukrainienne a entrepris plusieurs opérations au Donbass, les manœuvres d’autodéfense de la Russie semblent déranger le camps atlantiste. Le président américain Joe Biden ayant fait de l’affrontement avec Moscou un pilier de sa doctrine internationale, le risque de voir la région s’embraser s’agrandit.

Si l’attention est aujourd’hui vers la Russie en ce qui concerne les tensions en Europe de l’Est, le fait est que le gouvernement de Kiev, allié de l’Union européenne et de l’administration Biden, a rompu dès le premier avril les accords de Minsk. Le 1er avril au matin, l’armée ukrainienne a tiré au lance-roquettes antichars sur le village d’Alexandrovka, en RPD (République Populaire de Donetsk), endommageant une habitation, alors que l’Ukraine a fait semblant de vouloir un nouveau cessez-le-feu lors de la dernière session du groupe de contact trilatéral.

Face à la réaction Russe de mobilisation des forces à la frontière, Kiev crie à l’agression. L’Ukraine accuse la Russie d’accumuler des milliers de militaires aux frontières nord et est, ainsi qu’en Crimée, péninsule annexée par Moscou en 2014. Selon Kiev, Moscou peut désormais compter sur la présence de 28 000 combattants séparatistes et plus de 2000 conseillers militaires et instructeurs russes dans les territoires sous contrôle rebelle dans l’est de l’Ukraine, ainsi que sur 33 000 militaires en Crimée.

Le président américain Joe Biden a promis vendredi à son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, de soutenir la souveraineté de l’Ukraine face à la Russie, au cours d’un échange téléphonique, selon le compte-rendu de la Maison Blanche. Une déclaration qui n’a pas été du goût du département de Lavrov.

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a commenté «Nous déployons sur notre territoire –je le souligne, sur le territoire russe- les activités que nous estimons nécessaires. Et les signaux américains n’ont rien à voir avec elles. On peut dire que nous faisons fi de ces signaux», a-t-il indiqué