Biden veut revivifier l’OTAN dans sa vendetta contre Moscou et Pékin

Les dirigeants de l’Otan ont fait savoir lundi 14 juin, lors de leur sommet annuel qu’ils entendaient serrer leurs rangs pour faire face aux « nouveaux défis » posés par la Russie et par la Chine.

« Nous avons de nouveaux défis. Nous avons la Russie qui n’agit pas d’une manière conforme à ce que nous avions espéré. Et aussi la Chine », a déclaré le président des Etats-Unis peu avant l’ouverture du sommet, insistant sur « la nécessité d’une plus grande coordination » entre alliés.

Plus tôt, le secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan), Jens Stoltenberg, avait déclaré dans un entretien au quotidien allemand Die Welt que l’organisation constate « que la Russie et la Chine coopèrent de plus en plus ces derniers temps, tant sur le plan politique que militaire ». « Il s’agit d’une nouvelle dimension et d’un défi sérieux pour l’Otan », assurait-il, précisant toutefois que : « la Chine n’est pas notre adversaire, ni notre ennemi. Il n’y aura pas de nouvelle guerre froide avec la Chine. Mais nous devons faire face aux défis posés par la Chine pour notre sécurité ».

Les Européens comptent bien profiter de ce sommet pour acter un rapprochement avec les Etats-Unis et « revivifier’ l’organisation, après que leurs relations ont été dégradées sous l’ère Trump. Mais certains alliés renâclent toutefois à se saisir de l’occasion pour durcir le ton contre la Chine. »Le coeur de l’Otan, c’est la sécurité de l’espace euro-atlantique », a rappelé la présidence française, soutenant que « l’heure n’est pas à la dilution de l’effort ». 

Avec AFP