Vers une reprise de la croissance mondiale en 2021

Alors que les planificateurs nationaux tablent sur une hausse de la demande mondiale, le FMI les rassure. L’économie mondiale devrait connaître une croissance de 6% en 2021, car il est attendu que l’activité s’affermira plus tard dans l’année grâce aux vaccins et sous l’effet de mesures de soutien supplémentaires dans un petit nombre de grands pays.

Après une contraction mondiale de -3,3% en 2020, les prévisions de croissance pour cette année ont été revues à la hausse de 0,5% par rapport à janvier, « reflétant un soutien budgétaire supplémentaire dans quelques grandes économies et la reprise attendue au second semestre grâce aux vaccins », indique le FMI dans sa mise à jour des Perspectives de l’économie mondiale (PEM).

La reprise de la croissance prévue pour cette année fait suite à un lourd effondrement en 2020 qui a eu des conséquences délétères pour les femmes, les jeunes, les pauvres, les travailleurs de l’économie informelle et ceux des secteurs où les contacts sont fréquents. La contraction de l’économie mondiale en 2020 est estimée à 3,5 %, soit 0,9 point de mieux que dans les prévisions précédentes (en raison d’un élan plus fort que prévu au deuxième semestre 2020). 

La vigueur de la reprise devrait varier considérablement d’un pays à l’autre en fonction de leur accès aux interventions médicales, de l’efficacité des mesures de soutien, de leur exposition aux effets de contagion entre pays, et de leurs caractéristiques structurelles à l’aube de la crise. L’institution néo-libérale indique par ailleurs que de nombreux pays, en particulier des pays en développement à faible revenu, présentaient avant la crise un endettement élevé qui va encore s’accroître lors de la pandémie. La communauté internationale devra maintenir une collaboration étroite afin d’assurer à ces pays un accès suffisant aux liquidités internationales. Parmi les pays dont la dette souveraine n’est pas viable, ceux qui répondent aux conditions devraient s’employer avec leurs créanciers à restructurer leurs dettes en recourant au cadre commun établi par le G20.