Edito géopolitique n°4: pourquoi le gauchisme est une maladie mentale

J’entends par « Gauchisme » une dérive postmoderne de la « Gauche » qui en abandonnant le champ du sérieux politique et idéologique, s’est mise sciemment ou non au service du logiciel néolibéral du sociétal : anti-étatisme primaire, éclatement des identités collectives (nation, famille, …), déconstruction des mythes fondateurs, relativisation des valeurs, … 

Au niveau géopolitique, le rôle dévolu à ce courant est de saper les fondements identitaires qui résistent encore tant bien que mal autant à l’hégémonie du marché qu’à celle de l’empire anglo-saxon, et de déconstruire l’enracinement historiques des Etats et la sacralité des frontières (je vous recommande de lire à ce sujet l’excellent livre de Régis Debray « Eloge des frontières »).

La dimension pathologique apparaît quand contrairement à la gauche intelligente qui a su épouser les contextes culturels et historiques où elle a eu à évoluer (théologie de la libération et Bolivarisme en Amérique Latine, Maoïsme sur fond de confucianisme en Chine, Patriotisme républicain d’inspiration  jacobine en France,…), le gauchiste lui croit que toute autorité est par essence fasciste, toute valeur ancestrale est une aliénation, et en bon héritier de mai 68 qu’ « interdit d’interdire » est un projet politique en soi. Ajoutant à ce délire une paranoïa qui fait qu’après deux tweets et un statut facebook, le bonhomme est convaincu qu’il est mis sur écoute et que les services secrets tentent de le liquider. Heureusement que pour se protéger, il peut compter sur l’appui d’une presse étrangère connue pour sa dimension révolutionnaire comme le Washington Post ou Le Monde …

Au Maroc comme un peu partout d’ailleurs, le profil type du gauchiste c’est : Il boycotte le shampoing et le coiffeur, s’autoproclame journaliste militant sur twitter, cite Gramsci ici et là et pèse entre 40 et 50 kg. C’est quoi votre projet révolutionnaire au fait ? L’invasion des « gremlins » ? Même les femmes dans vos rangs sont plus viriles que vous. A quel moment  vous avez raté un truc dans votre parcours de vie ? 

Quand les fascistes ont mis Gramsci en prison, le gars a pondu 40 bouquins. Chez nous un gauchiste en prison, il fait un jeûne intermittent (pardon, une grève de la faim…) et crie à la dictature et au procès  politique, alors qu’ils sont les premiers à attaquer telle une meute de hyènes toute personne dont l’avis diverge du leur. La liberté d’expression version gauchiste c’est vous pensez comme nous ou vous êtes un vendu du Makhzen. Une stratégie victimaire bien rodée qu’ils puisent dans leur manuel du boy-scout sorossien. J’entends par là le livre de Srdja Popovic « Comment faire tomber un dictateur quand on est seul, tout petit, et sans armes ». Seuls, tout petits et sans armes vous l’êtes certainement, et la seule chose qui risque de tomber pour vous au Maroc vu votre gabarit c’est votre froc si vous passez par la case prison.

Réveillez-vous les gars, au Maroc vous avez perdu la bataille. Vous sortez 10.000 manifestant pro-LGBT dans les rues, on vous sort un million de patriotes avec pour slogan « Dieu, la Patrie, le Roi ». Vous voulez greffer un discours post-moderne sur une réalité où le prolo de base rêve de fonder une famille, avoir un lien avec Dieu et être fier de sa nation.

Cependant, s’il est vrai que notre pays connaît des dysfonctionnements majeurs qui l’empêchent d’émerger en tant que pôle de puissance et qui prive bon nombre de citoyens de leur dignité, il est évident que le remède n’est pas à chercher du côté de l’aventurisme de la table rase et de la rhétorique nihiliste, mais plutôt du côté d’une révolution mentale par en bas, seule capable de changer en profondeur les rapports de force en interne, dans le respect de notre temporalité, de nos constantes et de notre enracinement. 

En attendant, une cure de testostérone et des lectures plus pertinentes ne vous feront pas de mal chers amis gauchistes.